Direct Monde Direct Monde Direct Afrique Direct Afrique fr Français English Español Português Português do Brasil Hausa Kiswahili Mandenkan Fulfulde România Русский Українською Tiếng Việt 华语 華語 فارسی ភាសាខ្មែរ Directs Directs Direct Monde Direct Monde Direct Afrique Direct Afrique Menu Menu Fermer Mondial 2026 Iran Ukraine RFI Monde en direct RFI Afrique en direct Podcasts Vidéos Journaux Monde Journaux Afrique Journaux Amériques/Haïti Journal en français facile Grille des programmes Monde Grille des programmes Afrique Capter RFI Thématiques Alors que les violences continuent de ravager Haïti, les autorités de transition ont décidé de lancer le processus électoral. Première étape : l'enregistrement des partis politiques, qui débute ce lundi 13 juillet et doit se poursuivre jusqu'à vendredi 27 juillet. Mais près de dix ans après les dernières élections, l'organisation d'un scrutin apparaît comme un défi immense dans un pays où près de 1,5 million de personnes ont été déplacées par les violences des groupes armés. Le principal obstacle reste la sécurité. Les gangs contrôlent aujourd'hui près de 90 % de la capitale, Port-au-Prince, où ils imposent leur loi dans de nombreux quartiers et contrôlent tous les axes stratégiques. Une question centrale se pose donc : comment permettre aux électeurs de se rendre aux bureaux de vote en toute sécurité ? La reprise du contrôle des routes apparaît comme une condition indispensable à la tenue du scrutin. Tous les regards se tournent désormais vers la nouvelle force de lutte contre les gangs, censée épauler la Police nationale haïtienne. Mais pour l'instant, cette coopération n'a pas encore permis d'améliorer la situation sur le terrain. L'état du pays reste particulièrement préoccupant. À l'issue d'une mission conjointe menée avec plusieurs ONG et agences des Nations unies, Youri Saadallah, du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), a décrit une situation humanitaire alarmante. « 6,4 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population du pays, ont besoin d'une aide humanitaire. À l'échelle nationale, seul un établissement public de santé sur dix est pleinement opérationnel et peut recevoir des patients. » Le responsable du NRC dit avoir été profondément marqué par ce qu'il a observé dans le pays. « Dans le cadre de notre travail, nous nous rendons régulièrement sur des théâtres de crises humanitaires à travers le monde. Pourtant, ce que nous avons vu en Haïti nous a profondément bouleversés. Je quitte le pays dans quelques minutes en m'exprimant non seulement en tant qu'humanitaire, mais aussi en tant que père et, très franchement, en tant qu'être humain. » Selon lui, le sentiment d'insécurité est aujourd'hui généralisé parmi la population. « La situation dont nous avons été témoins est inacceptable. Le message le plus fort que nous avons entendu est que les habitants ne se sentent plus en sécurité. Ils sont privés de leur dignité. » À lire aussi Haïti: dans la commune de Kenscoff, les gangs armés
Sous: RFI Français


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